Fantasy

La fée, la pie et le printemps de Elisabeth Ebory

Au croisement des routes…

La fée, la pie et le printemps propose une association de personnages aux ambitions différentes mais cheminant tous vers Londres. Il y a Rêvage, la fée qui veut libérer les siens de leur prison féérique en mettant sur le trône d’Angleterre un changeling. Philomène, pickpocket aux mains agiles, prête à tout pour récupérer quelque objet magique même si les malédictions lui collent à la peau en retour. Enfin, il y ce petit groupe éclectique composé d’un mauvais cuisinier, d’une fausse demoiselle en détresse et d’un assassin repenti…

Jackpot : les personnages !

La fée, la pie et le printemps par Ebory

Et si les héros étaient une voleuse, des filous, un grand méchant déguisé et une fée aux grands ambitions, prête à tout pour obtenir le pouvoir dans le monde des hommes et redonner les rênes aux fées ? Des personnages éclectiques, même si le destin va les rapprocher et les lier. J’ai adoré ce panel d’anti-héros, frais et originaux, aux ambitions souvent très personnelles. Ils nous offrent des dialogues vivants et dynamiques. Je m’y suis attachée (du moins à certains d’entre eux). Néanmoins, j’aurais parfois aimé mieux les connaître. Je pense que certains auraient pu être davantage développés. Il y avait matière en tout cas. Mais le mystère fait aussi partie de leur charme.

Un souffle de merveilleux…

Impossible de s’ennuyer dans ce livre. Pourtant, ici, pas de quête épique, pas de but grandiloquent et humaniste… juste les aventures de héros filous qui vont être mêlés bien malgré eux à des évènements plus grands qu’eux. Je ne sais pas pourquoi en lisant ce livre j’ai parfois eu l’impression de retrouver l’ambiance des Trois mousquetaires (mais l’histoire n’a rien à voir !) ou de Robin des bois. Cette impression est sûrement le fait des escarmouches, de la malice des héros, d’un esprit parfois burlesque et de l’époque victorienne du roman.

J’ai également aimé l’univers féérique proposé, monde parallèle au nôtre avec ses passages qui s’ouvrent et disparaissent. Un monde féérique qui ne contient pas forcément des êtres aux bonnes intentions. Merveilleux et obscurité s’y côtoient créant un monde comme je les aime. Largement inspiré de nos légendes celtiques, j’ai adoré ces petites références. Malheureusement de ce royaume des fées, nous en saurons assez peu et je reste légèrement sur ma faim.

Une fin sur les chapeaux de roues…

Tout se précipite sur la fin. Le rythme s’accélère, les action se multiplient et les points de vue se dédoublent et s’enchaînent rapidement. Les pages filent. C’est prenant et en même temps, j’aurais aimé quelques pages de plus, voire un récit plus étalé dans le temps. Finalement, l’histoire conclue, il reste des éléments et des mystères, que j’aurais aimé voir éclaircis. Même si cette fin peut suffire ; elle n’est pas vraiment ouverte mais laisse place à l’imagination.

Pour conclure ?

Une lecture fraiche, originale avec des personnages qui m’ont beaucoup plu dans leur genre. Une histoire plaisante qui joue sur plusieurs tableaux et m’a fait passer un très bon moment. Néanmoins, elle aurait pu être encore davantage développée. J’aurais aimé des détails, explorer certains pans évoqués (l’histoire des personnages, le monde des fées…). Une histoire qui risque malgré tout d’être vite oubliée.


Livre lu dans le cadre du Challenge littérature de l’imaginaire de Ma Lecturothèque.

4/12 livres chroniqués


Publicités

2 commentaires sur “La fée, la pie et le printemps de Elisabeth Ebory

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s