Conte

Marraine d’Emilie Chevallier Moreux

Il était une fois, une bonne fée qui se penchait sur le berceau des nouveau-nés afin de les inonder de bienfaits pour les siècles des siècles. Et comme le dirait si bien Ric, l’un de ses petits protégés : trop bonne, trop conne ! Mais quelle mouche a piqué Marraine Perrault pour qu’elle prenne pareils filleuls sous son aile ? Entre Peau d’Âne la mère maquerelle, Aurore la top-modèle siliconée, Cendrillon la veuve noire et Riquet l’alcoolique notoire, on ne peut pas dire que l’affaire soit une réussite. Pour couronner le tout, ses pupilles risquent fort de se dresser entre elle et ce bellâtre slave qui lui est – littéralement – tombé dessus dans un centre commercial new-yorkais.Parviendra-t-elle à se débarrasser de ces obligations qui l’accablent depuis si longtemps pour enfin trouver chaussure à son pied ? Pas si facile, quand on fait un petit 36…

Marraine, la fée

Marraine n’en peut plus de ses filleuls. Entre Aurore qui la sollicite sans cesse pour écarter ses rivales top-modèles, Cendrillon qui fait appel à elle pour camoufler ses horreurs et liquider ses maris et Ric, toujours éméché à faire les quatre cent coups, Marraine aimerait bien avoir un peu de temps pour elle. Marraine, c’est la fée « trop bonne, trop conne ». Elle a tout fait pour ses filleuls tentant de les guider sur la bonne voie. Mais il y a eu des ratés et ces derniers ont plus de défauts que de qualités. Trop, c’est trop, Marraine a le droit à une vie rien qu’à elle !

Une réécriture de conte de fée cynique…

Emilie Chevallier Moreux nous propose une revisite originale des contes de fées, très humoristique. Nos héros habituels sont loin d’être classiques. Au revoir, la Cendrillon gentillette qui faisait tous les travaux sans rechigner. Peau d’âne a tout d’une psychopathe et Ric… n’en parlons pas ! C’est frais et franchement amusant, très second degré.

C’est également la première fois que je lis une réécriture du point de Marraine et c’est une chose que j’ai vraiment aimé. Marraine, la fée, nous raconte son histoire au travers d’une double temporalité. Dans le temps présent, contemporain au nôtre, Marraine tente de se débarrasser de ses filleuls pour vivre sa vie et peut-être découvrir l’amour. Dans son passé, on découvre ce qu’elle a vécu durant sa très longue vie ! Nous suivons une Marraine qui cherche à éviter de se faire accuser de sorcellerie aux travers des époques du Moyen-âge à nos jours. Cette deuxième trame nous permet de découvrir comment elle a rencontré ses protégés au fil du temps. Cela m’a beaucoup plu. Je dois dire que je l’ai même davantage aimé cette partie. Les deux pans de l’histoire s’entremêlent et permettent de comprendre comment nos héros en sont arrivés là.

Pas de guimauve, enfin un peu malgré tout avec le côté comédie romantique du présent, que j’aurais préféré complètement axé parodique, quitte à faire dans le cliché. Mais tout cela se lit très bien, très facilement et j’en aurais bien redemandé un peu !

J’ai également beaucoup aimé les petites interventions d’autres personnages empruntés à l’univers des mythes et légendes.

Pour conclure ?

Une réécriture de conte de fées très fraiche, avec beaucoup d’humour noir. Un conte moderne original pour passer un bon moment !

Merci aux éditions Noir d’Absinthe pour ce bon moment de lecture !

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