Bilans lectures

[Les écourtés] Lectures du confinement, partie 2

Bonjour à tous,

On se retrouve aujourd’hui pour la suite de mon bilan lecture du confinement. Je vous délivre de courts avis sur mes lectures ! 😉 N’hésitez pas à me dire si vous avez lu certains de ces livres !

L’île aux esclaves de Marivaux

Des naufragés jetés par la tempête dans l’île des Esclaves sont obligés, selon la loi de cette république, d’échanger leurs conditions : de maître, Iphicrate devient l’esclave de son esclave Arlequin, et Euphrosine, de maîtresse, devient l’esclave de son esclave Cléanthis. Mais cet échange ne fait que remplacer une oppression d’usage et de tradition par une oppression de rancune et de vengeance. Seule la transformation des cœurs peut rendre l’inégalité des rangs acceptable et juste en faisant reconnaître par tous l’égalité des âmes. Cette transformation est l’œuvre d’Arlequin, qui pardonne à son maître, lui rend son pouvoir, et dont la générosité est contagieuse.

Une pièce de théâtre intéressante sur la question de l’égalité et du statut social. Les rôles du maître et du domestique y sont inversés, une critique sociale sous le couvert de la comédie.

La princesse et la bête, tome 1 de Yu Tomofuji

Un territoire défendu, plongé dans une atmosphère hostile…
C’est là que vit un peuple de créatures étranges qui, autrefois, dominait et dévorait les hommes. Salifie est la 99e sacrifiée offerte à leur terrifiant roi. Ayant été élevée pour devenir une offrande, la jeune fille ne craint pas ce souverain et attend sagement la nuit de la cérémonie. Lorsque celle-ci découvre les secrets de ce roi qui n’a pas de nom, le destin prend un tournant inattendu pour ces deux êtres que rien ne devait rapprocher…

Un manga très mignon, réécriture de la Belle et la Bête. L’histoire reste très classique et basique mais cela fonctionne plutôt bien. Les dessins sont agréables à regarder. Un tome d’introduction qui donne envie de lire la suite.

Mes contes de Perrault de Tahar Ben Jelloun

L’auteur de L’Enfant de sable et de La Nuit sacrée (Prix Goncourt 1987) est un grand familier de la tradition des contes et légendes, lui qui puise dans les rites et les mythes ancestraux une bonne partie de sa matière romanesque. Et c’est avec une évidente gourmandise qu’il a entrepris de réécrire dix contes de Perrault (Riquet à la houppe, Le Petit Poucet, Barbe-Bleue, La Belle au bois dormant, Les Fées, Le Chat botté, Peau d’âne, Le Petit Chaperon rouge, Les Souhaits ridicules et Cendrillon) en les installant dans un contexte  » arabe et musulman « , en les orientalisant en quelque sorte. La réussite est totale. Surprises en tous genres, clins d’œil et savoureux rebondissements sont au rendez-vous. Pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

J’avais très envie de découvrir ce livre qui nous livre une version orientale des contes de Perrault. J’ai passé un bon moment avec ce très court ouvrage, même si j’en ressors légèrement déçue. La réécriture est plutôt réussie. On se sent en Orient. Mais je crois que j’attendais quelque chose d’encore plus approfondi, plus de détails, plus de descriptions qui nous y transporte. J’ai beaucoup aimé la modernisation de certains contes. Mais je pense que j’ai surtout été déroutée par le style d’écriture. Il reprend les canons du conte, ressemble au style de Perrault, alors que j’aurais peut-être aimé un peu plus de modernité.

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines…, arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire.
Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe. Jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme. Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes… De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple.
Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

Une lecture sympathique mais aussi une petite déception… Une surprise dans le sens positif tout d’abord : ce roman est beaucoup plus adulte que ce à quoi je m’attendais. Le récit est rapidement prenant et surtout il aborde des questions écologiques très importantes (la souffrance des animaux marins, causée par l’homme). Rien que ce thème en fait un livre à lire, d’autant que ce n’est pas un sujet très exploité en littérature. Ma grosse déception ? Les personnages ! Il sont relativement attachants mais ils ne m’ont pas transcendée. Je n’ai forcément apprécié/compris leurs réactions, notamment celles de Bengale. Les personnages et leurs relations entre eux n’étaient pas assez creusés pour moi.

La renaissance de Pemberley de Lise Antunes Simoes

Alors qu’Elizabeth Bennet s’imaginait vieille fille, la voilà contre toute attente mariée à l’un des plus beaux partis du Derbyshire. Désormais, elle doit faire face à un défi de taille : assumer son rôle à Pemberley, l’immense et prestigieux domaine familial, où tout le monde exige qu’elle conduise sa maisonnée de main de maître. Elle n’a pas le droit à l’erreur, certains s’en réjouiraient bien trop.

Darcy est là, bien sûr, prêt à l’épauler, mais il ne peut pas la protéger de tout. Des mauvaises langues qui persiflent sur son passage. De l’isolement dans un pays où elle se sent étrangère. Des responsabilités, parfois lourdes, qu’elle doit apprendre à honorer. Du fantôme de Lady Anne, la mère de Darcy, à qui on la compare sans cesse.

Heureusement, Elizabeth ne manque ni de volonté, ni de courage. Un jour, elle en est sûre, elle triomphera des esprits les plus mesquins et prouvera à tous qu’elle est bien digne d’être la nouvelle maîtresse de Pemberley.

Qu’est-ce que j’étais bien dans ce livre !! L’autrice nous offre la suite qu’il nous fallait pour Orgueil et Préjugés ! Quel bonheur de retrouver Elizabeth et Darcy à Pemberley ! Avec une plume qui ne fait pas défaut, l’autrice se prête bien à l’exercice de style. Nos héros sont fidèles à eux-mêmes et c’est un vrai plaisir de les voir évoluer. J’ai souri, été émue et j’ai adoré la tendresse délicate entre nos deux héros !

A crier dans les ruines d’Alexandre Koszelyk

Tchernobyl, 1986. Lena et Ivan, deux adolescents amoureux l’un de l’autre, voient leur vie bouleversée par l’explosion de la centrale. Si Lena, croyant Ivan mort, part avec sa famille en France, Ivan, qui n’a pas pu quitter la zone, attend son retour. Déracinée, la jeune fille tente d’oublier son passé. Vingt ans plus tard, elle fait le chemin inverse, et repart en Ukraine.

Une autre belle découverte de ce confinement ! Loin du livre catastrophe sur Tchernobyl, ce roman va plutôt se consacrer aux bouleversements humains : déracinement, perte de l’être aimé, intégration dans un nouveau pays, quête de soi… Un roman mélancolique bien écrit !

Les avez-vous lus ?

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